Taxi 9000

Stabilité et mobilité

logo-ville-levis

Deux villes situées l’une en face de l’autre, séparées par un fleuve; deux administrations municipales bien en selle, dirigées par des maires populaires. Lévis et Québec doivent profiter de leur stabilité politique pour se développer et faciliter leurs échanges. Du côté de Lévis, à cet égard, l’accent mis sur la mobilité est de bon augure.

Doux lendemain électoral sur la Rive-Sud

Le maire de Lévis a pour ainsi dire fini le travail le 5 novembre dernier. Les citoyens qui sont allés voter lui ont en effet fait confiance dans une proportion de plus de 90 %. Et les cinq autres candidats de son parti confrontés aux urnes ont également obtenu des victoires décisives, s’ajoutant aux dix conseillers antérieurement élus par acclamation. Le mandat est donc clair, fort, sans appel.

Monsieur Lehouillier se dit néanmoins en mode écoute, ouvert aux idées et suggestions et prêt à collaborer. Et c’est très bien. Car même si Lévis Force 10 est aux commandes dans les quinze districts lévisiens, les défis auxquels font face sa ville et la région n’ont pas changé depuis l’élection. Son parti se doit d’être à la hauteur des attentes, à la hauteur du vote de confiance reçu de la population. M. Lehouillier a adopté la bonne attitude. Je trouve également avisée sa décision d’octroyer un dossier clé à chacun de ses conseillers.

Vers un grand projet porteur

Parmi les dossiers cruciaux que l’administration Lehouillier aura à faire cheminer avec imagination et efficacité, il y a bien sûr celui des transports. Un dossier qui inclut tant la fluidisation de la circulation automobile à Lévis que l’amélioration des déplacements vers Québec. À ce chapitre, la fameuse question du « troisième lien » est incontournable. Il faudra trancher.

Cela dit, au-delà des infrastructures choisies, je crois fermement que, côté mobilité, le scénario idéal passe une pluralité de solutions. Des axes routiers bonifiés par des voies réservées, par exemple, de même que des incitatifs au transport en commun (autobus, taxi, train…) sont des incontournables. C’est tout le réseau de transport local et interurbain qu’il faut réorganiser et optimiser. Les ajouts et les modifications doivent se répondre, se compléter et non pas se concurrencer. Navettes, stationnements de transit, covoiturage, taxi partage, transport adapté, train léger, Métrobus…, une planification d’ensemble est de rigueur.

Travailler ensemble pour l’ensemble

Le maire Lehouillier a raison de parler d’une seule grande région à desservir conjointement en ce qui a trait aux transports. Tant Lévis que Québec ont à gagner à travailler ensemble, tant d’un point de vue économique qu’au chapitre de la qualité de vie de leurs résidents respectifs. Localement, bien sûr, des problématiques spécifiques sont du ressort exclusif de Lévis; il ne s’agit pas de tout gérer en commun.

Reste que l’obligation de résultat à laquelle font face les maires Labeaume et Lehouillier quant à la mobilité — que je souhaite la plus durable possible — demande de transcender certaines divergences. Il faut être créatif, innovateur et audacieux. Cela signifie également d’impliquer dans le grand défi de la mobilité non seulement les gouvernements provincial et fédéral, mais aussi les joueurs intéressés du côté de l’entreprise privée.

TAXI 9000 est prêt à collaborer avec la ville de Lévis afin de trouver des pistes de solution menant à une meilleure fluidité de la circulation automobile. L’administration Lehouillier peut compter sur notre participation.